TÉMOIGNAGES

 

La première fois que j'ai entendu parler du cancer, c'était en 1991. J'avais onze ans et mon grand-père maternel est mort du cancer du poumon, à l'âge de 70 ans. Dans ma tête d'enfant, il est mort parce qu'il était vieux…

Dix ans plus tard, en 2001, quelques mois après qu'un cousin de ma mère est mort d'une tumeur au cerveau, on a appris que mon père, 53 ans, àtait aussi atteint d'une tumeur au cerveau. Si dans ma tête c'était normal de perdre un grand-père lorsqu'on a onze ans, ça ne l'était pas de perdre son père lorsqu'on a vingt-et-un an! Heureusement, le cancer l'a épargné; il s'est fait opérer et s'en est remis.

En 2008, c'est au tour de ma mère, à l'âge de 57 ans, d'être atteinte du cancer du col de l'utérus. Encore une fois, beaucoup plus de peur que de mal; elle s’est fait opérer et s'en est remise, comme mon père, sans chimiothérapie ni radiothérapie.

Cette année, j'ai eu 30 ans. Jusqu'à cet âge, on se sent invincible et on a l'impression qu'on va vivre éternellement. Aujourd'hui, je comprends que même les jeunes ne sont pas à l'abri de la maladie et du cancer.

Parce que tout le monde connaît quelqu'un qui a été ou qui est atteint du cancer, parce que le cancer a épargné mes parents, parce que les personnes souffrantes ont besoin de notre aide et de notre support à tous et à toutes, parce que je veux que les personnes malades reˆoivent les meilleurs traitements, et ce, le plus près de chez eux possible, parce que je veux lancer un défi aux femmes et à la jeunesse, parce que j'ai envie de faire ma part pour la lutte contre cette terrible maladie, parce que je suis une mère de famille qui tient à la vie… Voilà les raisons qui me poussent à être la tête d'affiche de la MRC Rocher-Percé en 2010.

Kim Poirier, Chandler